Le communautaire

Depuis de nombreuses années, les Colons font vivre et connaître le jardin en créant les potagers et en participant aux portes ouvertes du Coin de terre de Jupille.

Depuis plusieurs années, le jardin communautaire est cultivé par quelques-uns d’entre nous et donne des résultats de production plus que satisfaisant voire même parfois inattendu.

Cependant, force est de constater que beaucoup de Colons se posent encore des questions et ne savent pas exactement comment ce jardin communautaire fonctionne.

Mais que signifie finalement le mot communautaire ? Nous avons choisi de reprendre la définition suivante :

« L’action communautaire désigne toute initiative, issue de personnes, de groupes communautaires, d’une communauté (géographique locale, régionale, nationale, d’intérêts, d’identités) visant à apporter une solution collective et solidaire à un problème social ou à un besoin commun. L’action communautaire s’actualise sur des pratiques multiples et diversifiées (création de ressources et de services, transformations sociales, éducation populaire, etc.) qui poursuivent des objectifs de justice sociale, de solidarité, de démocratie, de répartition plus juste des richesses, d’égalité entre les hommes et les femmes ainsi qu’entre les peuples. Ces actions sont menées avec un souci d’éducation et de fonctionnement démocratique afin de favoriser l’autonomie des personnes et des communautés » « Together we stand, divided we fall – Ensemble nous tenons, divisés nous tombons » Pink Floyd

En ayant choisi de créer un potager au jardin, nous sommes tous d’ores et déjà convaincus de la nécessité de revenir à un mode de vie plus naturel, d’apprendre à cultiver ses propres légumes, de respecter notre environnement… Ce choix est un acte fort et engagé. Même si cela ne semble représenter qu’une « goutte d’eau dans l’océan », c’est par ce genre de convictions et d’actions que nous pouvons ainsi construire une partie de notre « souveraineté alimentaire » et de notre liberté, et préparer celle des générations futures.

Les associations comme les jardins familiaux et communautaires ainsi que l’auto-cueillette, les points fermes, les maraîchers, ou des projets comme les « Compagnons de la Terre » dont le nombre ne cesse d’augmenter chaque année, constituent des modèles complémentaires d’agriculture ou de paysannerie qui cherchent et trouvent leur place dans ce système en transition. Ceux-ci ne sont plus désormais considérés comme une utopie par les pouvoirs publics qui ont d’ailleurs très bien compris leur importance. Tout en gardant leur spécificité d’autoproduction, les jardins familiaux et communautaires sont inscris dans ce mouvement paysan et d’agroécologie et par ce biais, ils participent à la transition alimentaire et sociale vers la durabilité de l’agriculture.

Objectifs :

Cette année, ainsi que les années à venir, le Coin de Terre de Jupille souhaiterait redynamiser l’esprit du jardin communautaire en l’inscrivant dans un projet d’agroécologie en culture sous couvert et en (quasi) non travail du sol. L’agroécologie peut être définie comme une agriculture axée sur l’observation et la reproduction du fonctionnement de la nature. Plusieurs techniques sont utilisées de par le monde en maraîchage et potagers (buttes permanentes, cultures sur sols vivants, planches, culture plein champs, lasagnes…) Toutes ses méthodes sont efficaces et on montré leur preuve selon le climat, le type de sol et l’énergie des personnes qui s’en occupent.
La biodynamie et la permaculture sont des également des techniques mais aussi des « philosophies agricoles et sociétales » qui peuvent s’appliquer à toutes les méthodes précitées. L’agriculture paysanne est une idée de l’agriculture qui s’inscrit dans les critères de durabilité, de respect de l’environnement et de conservation du tissu social.

Il s’agirait donc ici de s’inspirer de ces modèles et de trouver une méthode qui conviendrait aux colons, qui permettrait non seulement de produire des légumes, mais aussi et surtout de rapprocher les colons, de les amener à travailler ensemble et de partager l’expérience acquise.

Les objectifs sont donc multiples :

ce jardin pourrait ainsi devenir un lieu de rencontre, d’échange et de coopération ;
permettrait de proposer une grande diversité de légumes lors des portes ouvertes organisées fin août ;
permettrait aussi de faire connaître notre jardin de par la méthode de culture utilisée, mais aussi de par sa capacité à fédérer des personnes autour cette objectif commun.

Qu’est ce que j’ai à y gagner en tant que colon ?

Le but recherché n’est évidement pas de faire du profit ni de produire le plus possible mais bien de forger notre propre expérience, de la partager et de nous rassembler autour de cette idéologie commune. Chaque colon serait évidement libre de prendre part au Jardin communautaire mais plus nous serons nombreux, plus cet esprit de communauté sera forte et plus notre action marquera son empreinte et notre jardin pourrait devenir un exemple au sein de la fédération et de la région liégeoise.

Encore une fois, notre « Coin de Terre de Jupille » ne peut exister sans les colons et les membres de l’association et donc, chaque colon a son rôle à jouer dans la pérennité de l’existence de notre jardin.

Mise en œuvre :

Concrètement, il s’agirait de diviser le jardin communautaire en ± 13 planches de 80 cm de largeur et de 6 m de longueur séparées par des sentiers de 40 cm couverts de BRF (bois raméal fragmenté), soit une surface cultivée par planche de 4,8 m², ce qui représente une surface assez faible en proportion des jardins cultivés individuellement. Il sera également proposé de cultiver une parcelle dans la serre avec tomates, concombres, poivrons, aubergine… en fonction de la place disponible et également de réserver une surface plus importante pour la culture de pomme de terres.

Plusieurs colons pourront s’occuper d’une même planche ou de plusieurs planches en fonction des affinités, du temps disponible, et de leur motivation à s’impliquer dans le projet. (Par exemple, si une dizaine de colons s’investissent dans le jardin communautaire, cela ne représenterait que peu de surface supplémentaire à entretenir et à cultiver).

La première activité sera de constituer ces planches et de réaliser le BRF à épandre sur les sentiers. Un calendrier des activités sera élaboré et transmis aux colons afin de planifier les tâches.

Il s’agira d’offrir un maximum de diversité en termes de légumes et d’essayer au mieux de prévoir deux cultures sur une même planche pour la saison (le sol devant être quasi cultivé ou occupé en permanence). Les résidus de culture seront disposés sur la planche ou sur le chemin. Le but étant de limiter au plus possible le travail du sol et la possibilité aux adventices de prendre le dessus sur les légumes cultivés.

Un plan de culture réparti de mars à octobre a été établi afin de préciser quelles cultures seront mises en place et à quelle période sur chacune des planches. Bien entendu, ce plan de culture ne constitue pas un schéma figé, mais bien une base de travail pour démarrer. Ce dernier sera certainement modifié ou adapté au fil du temps.

Les activités seront variées et comprendront, de la réalisation de BRF, élagage, préparation des planches de culture, semis en serre (pépinière) pour la préparation des plants, désherbage, repiquage, semis direct en pleine terre, arrosage, binage…Il s’agira aussi de programmer à nouveau des journées d’activités communautaire (Les JAC).

L’essentiel des légumes du jardin communautaire servira bien entendu à faire vivre l’association lors des ventes aux portes ouvertes annuelles. Les légumes qui ne seraient pas disponible pour les portes ouvertes, en surplus, ou arrivés à maturité de façon plus précoce, pourraient par exemple être proposés entre nous à la vente au profit de notre association, ou partagés entre les personnes qui prendraient part au projet et qui s’impliqueraient dans la prise en charge de planches de cultures. Encore une fois, il ne s’agit nullement d’une obligation mais chacun pourrait ainsi apporter sa pierre à l’édifice pour le maintien et la continuité de notre association.

Ces sujets t’interpellent et te sensibilise ? Tu souhaiterais prendre part à ce projet dans notre beau jardin communautaire ? Tous les colons sont les bienvenus, quelques soient leurs disponibilités et leur envie de contribuer suivant ses possibilités, ses connaissances, ses aspirations.

Tu peux faire part de ton intérêt en contactant par téléphone ou par mail

Michel LAMBOTTE : michel.lambotte@yahoo.fr 0478/84.84.16
ou
Didier GORISSEN : gorissendidier@hotmail.com 0496/62.95.24

Une fois que les colons intéressés se seront manifestés, une réunion d’informations et de planification sera organisée pour voir en détail comment s’organiseront les activités.

Au plaisir de te compter parmi nous.

Le comité du Coin de Terre de Jupille